Templum, vesiges et légendes des Templiers

Accueil
Présentation
Les Vestiges
Les Écrits
Les Liens
Livres
Contact

La Commanderie de Montsaunès (hte garonne)

 

À l'extérieur, des détails de décoration, extrêmement curieux et originaux, retiennent vite l'attention. On discute sans fin, par exemple, à propos des chapiteaux de l’entrée : là, un genou gauche découvert; ici, un Christ bénissant, issant d'une vasque qui serait le Graal. .. Sous un chrisme le portail ouest comporte un bandeau en demi-cercle, sculpté de cinquante-deux figures humaines, accolées deux par deux. Celles du centre sont sereines, presque souriantes; celles du bas sont grotesques et grimaçantes... À la porte sud, une curieuse figure circulaire taillée en méplat dans le claveau, un petit boudin plat définit un espace rond où est grossièrement sculptée une croix. Les branches correspondant à la verticale s'en écartent un peu, elles sont ornées sur la gauche d'une sorte d'étendard. Les deux autres branches, presque perpendiculaires, semblent être le support d'un serpent enroulé. Le montant gauche de la même porte, ainsi que d'autres endroits sur les murs, est couvert de graffitis, de gravures : arbalètes, croix, roues avec trou central (cadrans solaires), tous signes que nous avons pu relever ailleurs à Sainte-Matrone toute proche, et sur des édifices vendéens ayant appartenu au Temple : chapelle de la Féolette, église de Puyravault... Mais c'est surtout la décoration intérieure qui étonne profondément et pose des questions absolument insolubles. Excluons du descriptif les dessins exécutés à une époque plus récente que celle qui nous intéresse. La voûte est entièrement décorée de motifs géométriques en ocre rouge sur fond blanc: sur un semis d'étoiles, (deux croix superposées ?) régulièrement alignées, se multiplient des rosaces (marguerites) de modèles divers, à six branches pour la plupart, et parfois à quatre. Certains y voient des motifs orientaux, d'autres des croix celtiques... Au plafond également, une sorte de bannière avec, dominant une croix templière, un bandeau de couleur ocre, orné de neuf triangles blancs et surtout un carré figurant un svastika (ou bien, dont la répartition des noirs et des blancs, selon médianes et diagonales, évoque un svastika?) En haut des murs, à l'amorce de la voûte, une bande peinte représente des personnages (non identifiés) dans des sortes de loges.
La décoration du mur ouest intérieur paraît d'une facture différente. Encore des rosaces, mais surtout des dessins énigmatiques : « maison de Dieu» avec chrisme, damier et fleurs d'iris; centaure armé d'un arc (en un mot, un sagittaire) visant un cerf poursuivi par un gros chien noir; et, surtout, un rectangle composé de huit bandes de cinq carrés (proportion : 1, 6; nombre d'harmonie, proche du nombre d'or). Des diagonales sont tracées dans neuf de ces carrés, composant un autre carré. Dernier détail. Il est dit parfois que ce fut un sergent à gages qui, interrogé lors du procès, déclara avoir vu, le premier, le Baphomet. Et ce, à Montsaunès. On peut le voir comme lui, en contemplant la curieuse figure de singe (?) sculptée à la base de l'escalier de la tour. Concluons avec Mme Laborde, qui rend bien compte de l'impression produite par ce décor original :
« On ne peut nier qu'une grande partie du décor peint de Montsaunès est en dehors des programmes ordinaires. Sans cacher l'influence de nombreux ouvrages à sensation traitant des rites secrets de l'Ordre, il n'y a pas de légendes sans fond de vérité, et on ne peut pas rejeter l'hypothèse que certains éléments de l'Ordre aient été impressionnés par des croyances ésotériques plus ou moins orthodoxes. Si la plupart des Templiers étaient des religieux sans culture, sans formation théologique, d'autres se situaient à un niveau différent. Les Templiers furent souvent en relations non guerrières avec les mondes musulman et juif. La chrétienté médiévale elle-même abritait de nombreux groupes clandestins, cultivant l'ésotérisme dans une symbolique hermétique, dont la voûte de Montsaunès est, peut-être, une illustration...»
Quoi qu'il en soit, les successeurs des Templiers ont respecté et protégé ces signes. Ainsi, la seule église templière de la région encore intacte et vivante - hasard ? ou volonté occulte de sauvegarder un ( éventuel) message? - nous propose des images énigmatiques. Et nous donne à rêver. . .

bibliographie:
 Les templiers des pays d'oc et du roussillon de Simon JEAN

 

Montsaunès

texte seulement


La donation initiale, totale, était celle d'un immense domaine, très probablement issu d'une ancienne villa gallo-romaine, ainsi que des fouilles semblent le prouver. Les Templiers y occupaient une maison fortifiée, avec donjon. Ils étaient seigneurs de ces lieux mais rendaient également la justice en d'autre fiefs : Figarol, Mazères, Canens, Lafitte, Cadeillan, Couts, Aussein. L’église antique, construite sur un ancien temple de Mythra, fut rasée par les Templiers au XIIIème siècle, et remplacé par l’édifice actuel.

Il s’agit d’une église de briques et de pierres, dotée à l’ouest d’un mur clocher. Trois portes : une en façade pour le peuple, une au nord pour les Chevaliers et une au sud conduisant au cimetière (disparu) et à la « rectorerie ». Du logement du Commandeur et des Chevaliers au nord, il ne reste qu’un puit.
Le plan de l’église est simple, un cœur semi-circulaire, une nef rectangulaire et à leur jonction, une tour escalier qui servait d’accès aux combles et à la galerie extérieur.
L'église servait peut-être de donjon à la Commanderie : une galerie de bois cernait son sommet. La rectorerie semble bien avoir été un lieu d'accueil pour les pèlerins : une coquille marque son linteau, Montsaunès était une étape importante sur la route de Compostelle, et l'église est dédiée à saint Jacques...

est une création de:

 


 

 

haut de page

Copyright © 2005 - Templum® Tous droits réservés.