|
Les
stalles, les reliques, le dragon, l’orgue et le trésor
de la cathédrale Sainte-Marie
Réalisées
entre 1525 et 1535 à la demande de l’évêque
Jean de Mauléon, les stalles de la cathédrale étaient
destinées à isoler les chanoines du flux des pèlerins.
Bien plus qu’à Auch, le chœur oscille entre l’humanisme
de la renaissance et l’esprit classique organisateur : ici
l’art toulousain et le grand souffle italien se conjuguent.
Le jubé, par où entraient toutes les processions,
a été conçu comme un arc de triomphe introduisant
le croyant au ciel. Sa porte franchie, on trouve à droite
l’arbre de Jessé, véritable dentelle sculptée
retraçant la généalogie du Christ ; lui faisant
face, l’histoire de la Vierge nous est contée de l’Annonciation à son
couronnement.
|

l'entrée
du Jubé
|
.JPG)
les
Stalles
vues
droite et gauche du Jubé depuis l'autel
| |
.JPG)
en
fond les orgues
|
.JPG)
l’arbre
de Jessé, véritable dentelle sculptée retraçant
la généalogie du Christ
|
|
.JPG)
la
Vierge de l’Annonciation à son couronnement
|
|
l'autel

fresques
et inscriptions
l'autel derrière le caveau
des reliques de St Bertrand avec son mur peint
.JPG)
l'accès
aux reliques de Saint -Bertrand
les
vitraux
le
plafond et ses peintures
Le magnifique
tombeau en marbre blanc de l'évêque Hugues de Châtillon,
mort en 1352, dans une chapelle de gauche ; la statue couchée
de l'évêque est d'un travail et d'un fini remarquables.

Au mur intérieur
de la façade face aux orgues, une carapace de crocodile c’est
le Dragon que terrassa St Bertrand.

La légende nous dit :
« Il était caché, dit-on, dans un vallon des Pyrénées,
et par ses vagissements attirait les curieux imprudents. Plusieurs fois on avait
essayé de le détruire, mais il avait dévoré ses assaillants.
Saint-Bertrand, touché du malheur de son peuple, s'avança vers
lui sans autre arme que son bâton. Il touche l'animal, pose sur sa tête
le bout de son étole, et le dragon le suit comme un agneau jusque sur
la place de la Cathédrale, où il expire ».
En fait:
il semblerait que ce curieux
ex-voto ait été rapporté d'Égypte par un
croisé du Comminges qui aurait suivi Saint-Louis et le Roi de
Navarre, Thibaut de Champagne.
Ce monstre des bords du Nil a longtemps impressionné les voyageurs
des temps passés, « cocodrilles », devenant « cocadrilles » et « coquatrix »,
ou « cocatrics » dans de nombreux endroits.
Les
orgues

L’orgue
d’angle, considérée comme la troisième merveille
de Gascogne, compléta quelques années plus tard cet ensemble.
Les panneaux de la montre évoquent les travaux d’Hercule.
Dépouillé de ses tuyaux à la révolution
française, remis partiellement en état au XIXème
siècle, ces orgues ont fait l’objet d’importantes
restaurations depuis 1970.
Le
trésor de le sacristie
Le
trésor de la sacristie est précieux : crosse de saint
Bertrand, dont la hampe d'une seule pièce d'ivoire en défense
de narval ; mitre et sandale du XIIIe siècle, attribuées
cependant aussi par la tradition au saint ; coffret en cuivre repoussé de
la fin du XIIIe siècle ; deux belles chapes, ornements sacerdotaux
...
|
|

l'accès à la
sacristie
|
|
.JPG)
|