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Saint-Bertrand de Comminges
(haute garonne)

Historique
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Villa Gallo-romaine
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La ville-haute

Histoire de la Cathédrale Sainte-Marie

LA CATHÈDRALE A TRAVERS LES SIÈCLES

Son histoire, proprement dite, commence avec Saint-Bertrand (Bertrand de l’Isle), évêque de Comminges de 1073 à 1123. Toute fois, dans la mesure où le monument fait partie d'une station archéologique, plus ancienne d'un millénaire, il convient de le situer, aussi, par rapport à cette antériorité importante.

LA CITE DES CONVENES

• 72 avant J.C, POMPÉE, général romain, au retour d'une campagne victorieuse en Espagne créa une ville nouvelle en utilisant les effectifs disponibles de son armée. On appela les gens, ainsi, «rassemblés» les CONVENAE, les CONVÈNES, d'où est venu le nom de COMMINGES.

LUGDUNUM CONVENARUM était née. Elle prospéra au point d'atteindre 30.000 habitants, ainsi qu'en témoignent de nombreux textes, inscriptions, récits, objets et vestiges divers.

• En 409, après J.C, les VANDALES dévastent la ville basse, ce qui obligera la population à se concentrer dans la partie haute de la cité, à l'abri des remparts. C'est à cette époque agitée que s'édifia une «Basilique Chrétienne» (à proximité de la Chapelle Saint-Julien) révélant par ses sarcophages, encore visibles, la vitalité de la communauté chrétienne, d'alors.

• L'an 585 est pour Lugdunum Convenarum la date funeste puisqu'elle marque sa destruction totale par GONTRAN, roi de Bourgogne.

L'OEUVRE DE SAINT-BERTRAND

Depuis l'anéantissement de la ville gallo-romaine le site va demeurer désert, pendant 500 ans, jusqu'à ce que la vie y fût ramenée par BERTRAND de l'ISLE, issu d'une noble famille de Gascogne (de l’Isle-Jourdain dans le Gers), chanoine de Toulouse.

• En 1073, nommé évêque du diocèse rural de COMMINGES, il va relever des ruines en bâtissant sur le terrain d'un oppidum celte, une "cathédrale romane" et son "cloître", une "cité épiscopale" de sorte que ces deux fondations puissent se prêter appui.

• L'an 1218, l'évêque BERTRAND de L'ISLE est canonisé, en reconnaissance de ses vertus, de son zèle, de ses dons de thaumaturge. Pour honorer sa mémoire et son rôle actif, la cité des Convènes prendra le nom de SAINT-BERTRAND-de-COMMINGES.

LES SUCCESSEURS DE SAINT-BERTRAND

La mort du saint n'arrêta pas l'élan qu'il avait donné. Au contraire, l'attraction de ses reliques fût telle que son tombeau fut un centre de pèlerinage de plus en plus fréquenté au Moyen-âge.
• A la fin du XIIIème siècle, BERTRAND de GOT évêque de Comminges de 1294 à 1299, décida d'amplifier les dimensions de l'ancienne cathédrale pour, mieux accueillir le flot des pèlerins.

• En 1304, de Bordeaux où il avait été nommé archevêque, il fit poser la première pierre d'une haute et vaste nef gothique par son maître d’œuvre, à Saint-Bertrand, le chanoine-sacriste ADHEMAR de SAINT-PASTOU (une épitaphe en fait foi).

• En 1309, le prélat, devenu premier pape d'Avignon sous le nom de CLEMENT Vdepuis 1307, vint procéder, lui-même, à l'élévation des reliques, affirmant, par là, sa volonté de poursuivre généreusement la tâche entreprise.

• Dès 1350 le gros œuvre est terminé sous le pontificat d'HUGUES de CHATILLON (1336-1352). Cet évêque commença la construction d'une chapelle surélevée, au côté nord de la nef qui fut terminée au XVème siècle, en gothique flamboyant : on peut y admirer le chef-d'oeuvre de son tombeau (gisant).

• Dans les années 1430, l'évêque PIERREde FOIX élevé un mausolée grandiose pour contenir le corps de Saint-Bertrand, qui y fût transféré en 1476.

• Au XVIème siècle, le fastueux évêque JEAN de MAULEON (1523-1555), installa dans la nef gothique le choeur renaissance, avec jubé, ainsi que le buffet d'orgue.

• En 1586, survint le seul épisode malheureux dans la vie de la cathédrale c'est-à-dire les massacres et pillages des guerres de religion.

• Au début du XVIIème siècle, mise en place d'un "autel de paroisse" dans l'avant nef par l'évêque GILLES de SOUVRE.

EPOQUES CONTEMPORAINES

• La révolution de 1789 épargna la cathédrale mais supprima l'évêché, malgré les remontrances municipales soutenant, avec raison que la ville devait son existence à celle de l'évêché et du chapitre. Le nom de Saint-Bertrand-de-Comminges fut changé par la Convention en celui de HAUTE-VILLE.

• La fin du XIXème siècle releva de ses délabrements scandaleux le cloître roman, en couvrant de claires-voies trois de ses galeries.

• Dans les années 1930, remplaça les fenêtres murées de l'abside par des vitraux modernes.

 

 

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