Tous les 7 ans, le jour même où Jérusalem ouvrit
ses portes à saladin, le Commandeur du Temple apparaissait sur
la plate-forme du château de Valcabrère ; il appelait les
chevaliers, les invitait à s’unir à lui pour la défense
de la Cité Sainte. Il renouvelait 7 fois cet appel en se tournant
vers les quatre points cardinaux et une voix lui répondait : « l’ordre
est détruit, les chevaliers ont péri, Jérusalem
a succombé et nul ne combattra plus pour la défense du
Saint Tombeau !» A lors après avoir poussé 7 fois
un long cri de douleur, le commandeur tombait à genoux, priait
et rentrait dans sa tombe.
De ce château de Valcabrère, il reste le donjon : une tour
de 14 mètres dressée sur un éperon rocheux à la
sortie du village, en direction de St Bertrand de Comminges. Le lierre
qui l’a longtemps recouvert lui a valu le nom de Castet-Bert (Castel-vert):
le château vert.
Le château fut construit en 1080 pour le vicomte de Labarthe (de
Neste), Sanche-Auriol. Cette famille déjà puissante etait
apparentée aux comtes d’Aure. En 1080 l’évêque
de la cité est alors Auger de Labarthe (1079-1083), oncle de
Sanche-Auriol.
Les templiers ont eu une Maison à Valcabrère, sans doute
jusqu’à l’abolition de l’ordre. On sait à propos
d’une affaire criminelle qu’il existait une léproserie à Castet-Bert
en 1333, installée dans un ancien hospice de la milice du Temple.
Il est vraisemblable que cet établissement dépendait de
Montsaunès où la légende du fantôme a été retrouvée.