Epomanduodunum,
nom donné à la ville antique de Mandeure,
puise ses origines dans l’époque gauloise,
période attestée archéologiquement
sur le site par la présence d’un grand sanctuaire
celtique et d’une nécropole dés le
IIe siècle avant J.C.
Située sur l’axe qui relie Vesontio (Besançon) à Augusta
Raurica (Bâle), l’agglomération, traversée
par la voie romaine, bénéficie du passage de
voyageurs, de soldats et de commerçants qui participent à son
développement.
La ville s’organise à l’intérieur
d’un méandre du Doubs selon une trame quadrillée
et se prolonge le long de la voie antique sur la rive opposée
par un faubourg dit « de pont » et par un quartier
artisanal (Mathay « l’Essarté »).
Elle connaît une expansion important au 1er siècle
et se dote de somptueux et vastes édifices publics.
Seuls ceux du secteur suburbain sont conservés : il
s’agit principalement du temple reconstruit sur l’emplacement
du sanctuaire gaulois, du théâtre, qui reste
le seul vestige encore visible de cette époque, et
des thermes de Courcelles.
Durant les grandes invasions, au cours du IVème siècle,
la ville est défendue la Légion Prima Martia
qui s’installe dans un fortin (castellum) édifié avec
des blocs d’architecture issus des divers monuments
d’Epomanduodunum.
le
théatre vu de face |
|

Le
Carnyx de Mandeure
original
du pavillon du carnyx de Mandeure
Carnyx
de Mandeure reconstitué par la troupe d'archéologie
vivante des Ambiani

|
|