Maison de
Nostradamus - Alet les Bains
A l'écart de la Cathédrale, sur la place de la vieille ville, existe une curieuse maison où on retrouve des éléments, parmi d'autres signes qui pourraient relever d'une éventuelle symbolique templière.
Il ne s'agit pas ici
d'un mystère comme le Graal, mais d'une énigme «palpable »,
d'une réalité concrète qui tient en échec
les commentateurs (comme Montsaunès). S'agit-il de la demeure
d'un humaniste qui a voulu réunir les symboles de courants
de pensée qu'il jugeait représentatifs ? Ou d'une «maison œcuménique »,
lieu de rencontres et de débats entre les philosophies diverses
? Deux remarques s’imposent : l'Islam n'est pas représenté.
Les Hospitaliers de Saint-Jean non plus (pas de «croix de Malte»)
ce qui pourrait conforter l'idée que le Temple - et lui seul- était
porteur d'un message ésotérique... Bornons-nous à enregistrer
les faits et l'interrogation posée... M. Labatut, orientaliste érudit, explique que ce 2 n'a pas valeur de 2 mais de 3 (trois segments) et que le nombre doit se lire: 1643.Il ne s'agirait pas d'une date, mais d'un nombre ayant une valeur symbolique, auquel ferait pendant le nombre 1652, à l'intérieur de la maison, dans laquelle on trouve également une ligne codée, reproduite ci-dessous.
Se fondant sur la graphie des chiffres arabes (les cinq premiers chiffres étant représentés par autant de segments associés), M. Labatut propose une lecture mettant en évidence la présence de 7: 1642 = 7 et 7, 1652 = 7 et 7, et la ligne rébus équivaudrait alors à 7 fois 7, car V = 7.« y avait-il obsession de ce chiffre 7, qui a valeur de symbole chez les sémites et, peut-être, chez les gens auxquels nous pensons, incontestablement teintés d'orientalisme, comme les autres signes en apportent la preuve? Donc, sur la rue, 5 fois 7, le V de la lucarne et les 1642, et 2 fois 7 (1652), plus la ligne. C'est tout de même surprenant... Or, tout cela, bien que paraissant extérieur à l'Ordre... nous ramène, sur le plan concret et non spéculatif, au Temple! La« date» 1643 est gravée sur l'église templière de Puyravault, en Vendée, en même temps qu'un 1613, en partie effacé (qui pourrait être un 1643) au moulin, tout proche de Sainte-Radegonde, également templier d'origine... Ces nombres avoisinent des rosaces, semblables à celles de Montsaunès et Alet, en même temps que des cadrans solaires, comme à Montsaunès et à La Cavalerie (Gers). 1643 existe aussi à la Féolette. Et à l'église du Mas-des-Cours, on relève un 164..., dont le dernier signe a été martelé et effacé. Nous nous bornons à signaler ces faits, ainsi que le tracé d'arcs et d'arbalètes relevé dans beaucoup de lieux templiers (et à Alet), en Vendée, à Montsaunès, à Sainte-Matrone, etc. Nous ne savons ni pourquoi ni quand, tous ces signes ont été gravés, le plus souvent assez maladroitement, la plupart du temps à l'extérieur des bâtiments. On ne voit pas bien les raisons qui auraient pu pousser les Templiers à les dessiner, on pense plutôt à l'expression, dans la suite des temps, d'une sorte de fidélité à l'Ordre disparu, fidélité peut-être naïve... ou, tout au contraire très subtile... (Qui a tracé, et pourquoi, l'inscription latine aujourd'hui disparue, sur l'église de Palau, en Roussillon: «Sous une autre forme, nous continuons...» ?)... peut-être s'agit-il de codes jalonnant un itinéraire initiatique ( compagnonnage ?) qui zigzaguerait de Planès à Alet et Montsaunès, sur le chemin des étoiles, jusqu'à Compostelle... pour le grand bonheur des occultistes et des bâtisseurs de rêve... extrait de : Les templiers des pays d'oc et du roussillon de Simon JEAN |
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