Malgré les
apparences, la position du Temple, à Campagne, était
assez peu affirmée, même s'ils en étaient
les seigneurs dominants. En 1271, par exemple, ils payaient
une rente annuelle à l'archevêque de Narbonne.
A tout prendre, il semble que le château n'a pu être,
non point la caserne brillante et l'école de chevalerie
que d'aucuns ont imaginées; mais une... perception
pour les censives locales, celles d'Espéraza et
pour la gestion possible de quelques moulins sur l'Aude,
ainsi que les droits de radellerie et autres péages.
Malgré certains conflits d’intérêt
ponctuels, les Templiers entretenaient de bonnes relations
de voisinage, avec les familles voisines de Reda (Rennes)
ou d’Albendun (Le Bézu) dont certains membres
intègrent l’ordre.
bibliographie:
Les
templiers des pays d'oc et du roussillon de Simon JEAN |
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Campagne
sur Aude
En 1147, Roger Trencavel, vicomte de Béziers et de
Carcassonne se prépare pour la seconde croisade, pour
accompagner Alphonse Jourdain comte de Toulouse. Tombant
gravement malade Trencavel, rédigeant son testament,
cède aux frères de la milice du temple le lieu
de Campanha ainsi que d’autre biens qu’il avait
gagé pour financer son expédition. Les templiers
s’y installent et en améliorent les défenses
. La forme caractéristique est encore visible au centre
du village appelé « le fort ». Le fort
circulaire dominé par un donjon s’élève,
sur une légère motte dans une boucle de l'Aude,
les douze pans de son périmètre de murs à créneaux
hauts d'une dizaine de mètres; l'ensemble se développe
sur un pourtour de 220 mètres environ, pour une superficie
de 2 000 m2. Le tout était cerné par un fossé de
quatre ou cinq mètres de large, bras détourné de
la rivière, que franchissait un pont tiroir. La porte,
encore en son état d'origine, permettait, par une
ruelle étroite bordée de maisonnettes et du
logis du commandeur, d'arriver à la cour intérieure,
au puits, à l'église (saint Sébastien).
Celle-là, simple chapelle à l'origine, est
devenue, dans l'église rénovée, le transept
de celle-ci.
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