Templum, vesiges et légendes des Templiers

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La maison de l'Isle Jourdain -
le château de Patras
et la motte de Blanquefort d'Auradé

 

Située sur la Save l'un des principaux affluents de la Garonne et sur la via Provencialis, l’Ile Jourdain (l’Isla de Baish) est connue dès l'antiquité sous le nom de Buconis, elle devint Ictium au Moyen Âge sous l'administration des Seigneurs de Lisle parmi lesquels nous trouvons un évêque célèbre (St Bertrand de Lisle, évêque du Comminges) et un croisé tout aussi célèbre (Jourdain qui fut baptisé dans le Jourdain en Palestine) qui donna le nom à la Cité (L'Isle-Jourdain).


le pont tourné (XIIe siècle)


En 1231, les Templiers reçurent donation du château de Patras, en la cité de l'Isle-Jourdain, «entre la barrière de cette ville et l'église Saint-Martin ». Contestée par le prieur, les donateurs, à savoir les consuls et non le seigneur, confirmèrent la propriété en 1240. Plusieurs frères habitaient là en 1265, il s'agissait donc d'une maison assez importante, sans doute gîte d'accueil pour les pèlerins. Elle n'apparaît cependant pas dans les textes en tant que commanderie et dépendait de la Commanderie de Larmont
De la présence Templières il ne reste rien, si ce n’est des légendes. Le château de Patras (Patras en Grèce lieu ou fut crucifié Saint André) qui n’est pas le château des seigneurs de Lisle, lui se situant un sur la route de Auch, juste avant la Save, se situerais sur l’emplacement de la place de la mairie et de la halle

a proximité de l’église Saint-Martin, dont la tour clocher aurait pu être selon certains une des tours du château, et que d’autres disent appartenir à la collégiale primitive qui en aurait compté six.


L'église collégiale actuelle Saint Martin est probablement la quatrième église élevée en ce même lieu et toujours dédiée à St Martin. La première, selon la légende, aurait été fondée par Sainte Clotilde, épouse de Clovis lors du passage du couple royal au printemps de l'an 508. Les récentes fouilles sur le cite de Lagravette semblent le démontrer. C'est au XI° siècle, lors de la construction du château féodal, qu'une deuxième église, aurait remplacé la première.


L’Isle Jourdain possédait aussi un réseau de mottes féodales, au nord la motte de Patras (comme le château) dont l’emplacement est incertain et au sud sur la commune d’Auradé la motte de Blanquefort.


la motte de Blanquefort

Auradé semble tirer son nom d'un ruisseau qui aurait charrié des paillettes d’or (latin aurum). En 1125 un hôpital Saint-Jacques est fondé (démoli), une charte de coutumes fut accordée en 1245.

La Motte de Blanquefort semble avoir été utilité dès l'antiquité ou au moins au Moyen Âge comme un point de surveillance et de communication.

 


La motte de Blanquefort nous dis la légende aurait été bâtie par les Romains ou les Anglais (suivant les versions voire les Allemands) avec la terre creusée et transportée à l'aide de leurs casques.
Si l’ancienneté du lieu est incontestable, il ne semble pas que les Romains y soit pour quelque chose, car les mottes sont une conception médiévale importée par les germains.


vu de la motte au pied de sa colline


vu du haut de motte en direction de Marestaing

Le terme « Anglais » est intéressant car il est traduit en occitan par « Anglese» qui aurait put être confondu avec le temps à «Anglésie».
Or non loin des textes font mention vers l’an 1000 d’une dame nommée Anglésie de Marestaing, fille ou femme du seigneur de Marestaing, d’origine incertaine Franque ou Wisigothique (peut être les allemands de légende).


De cette motte de Blanquefort, on peut encore voire un cyprès où fut élevé jadis une église : l’église Saint-Pierre de la Huat ou de La vat (la chouette) et non loin de là, le chemin de l’Espinasse menant à la source du ruisseau du même nom.

Ces trois toponymes réunit indique que nous sommes en présence d’un haut lieu. Il faut signaler aussi , à proximité de la motte de Blanquefort sur la route de l'Isle Jourdain le village de Rosès (Rose) et non loin, le château d'Arquès (Arques)
Faut il voire en cette Anglésie de Marestaing, une autre Dame de Blanquefort ?

bibliographie : Les templiers des pays d'oc et du roussillon de Simon JEAN

 

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