La commune surplombe la Save, du haut d'une colline
abrupte. La vallée de la Save est ici large de 1.000 mètres
et formait un immense marécage, une mare, un étang (estang)
d'où est né le nom de "Marestang", transformé aujourd'hui
en "Marestaing"ou signifirait le mauvais étang : malus
estang (le l de malus étant devenu r dans le Sud-Ouest).
Les seigneurs de Marestang connus dès l'an 1000, étaient
des Vassaux des Comtes de Toulouse.
Marestaing fut le siège d'une commanderie des templiers qui construisirent
le château et le moulin. Ce moulin, situé sur un canal de
la Save, est toujours visible.
En 1167, Athon d'Escornebœuf seigneur de Gaillarvielle s'était
donné au Temple, apportant en dot son fief de Tizac (sans doute
Autizac), mais il s'agissait d'une dette non perçue, et son suzerain,
qui était l'emprunteur, ajouta quatre cent quatre-vingts sols
au profit des Templiers, aux droits seigneuriaux ainsi acquis.
Les Templiers se sont installés à la place des seigneurs
de Gaillarvielle. A l'emplacement de l'ancien château, siège
de la Commanderie, se trouve aujourd'hui une maison.
En 1864, en creusant les fondations de la maison actuelle, on a trouvé 11
silos profonds d'environ une hauteur d'homme et de nombreux squelettes
humains, certains presque intacts, jusqu'à l'emplacement de la
porte d'entrée de l'ancien château. A cette date, la trace
des fossés d'enceinte du château de Gaillarvielle, reconstruit
par les Templiers, était encore apparente.
De nombreux objets ont aussi été découverts dans
les champs alentour : médailles, tronçons d'armes, monnaies,
poteries ainsi que les vestiges d'une ancienne tuilerie, aujourd’hui
perdus.
Donc, en 1167, Pierre d'Astugue, Maître des Templiers
pour la Province de Toulouse, devient propriétaire de Gaillarvielle
et l'on trouve en 1212, le nom du premier Commandeur connu de Marestaing.
Vont ainsi se succéder : Bosson en 1212, Loup Amérius
en 1213 et Lobanne en 1220.
En 1227, la famille de Marestaing abandonna sa part de seigneurie à Gaillarville,
ainsi qu'un moulin à Marestaing. B. de Marestaing avait pris le
parti du comte de Toulouse et, pour cela, connut des ennuis : en 1226,
il remit tous ses biens, barons, hommes et terres à la disposition
du roi et il est possible que la donation au Temple s'inscrive dans un
contexte de réconciliation avec le pouvoir.
La Commanderie de Marestaing est rattachée, en 1228, à celle
de Larmont qui vient d'être créée.
En 1253, Bernard II de Marestaing est reçu comme "donat" dans
l'Ordre du Temple.
En 1270, un autre Marestaing et Hugues de Raudulphe, commandeur de Toulouse
et Larmont, s'unirent pour ériger en paréage la bastide
de Marestaing-Neuf, dotée d'une charte en 1272, lors de la fondation
du village, ils créeront une "maison" (la garde) à l'entrée
du village (aujourd’hui le cimetière).

l'église de Marestaing "le
neuf"
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Ces "domaines" suscitent envie et jalousie de la part des familles
seigneuriales qui s'estiment parfois dépossédées
d'une partie de l'héritage. C'est ainsi qu'un jour les seigneurs
de L'Isle-Jourdain envoient des gens armés envahir le château
de Gaillarvielle.
Le frère Dominique, précepteur du lieu, est roué de
coups car il tente de s'opposer à l'attaque.
Une autre fois, on enlève aux frères une charrette chargée
de blé.
Enfin, entre autres méfaits, le seigneur de L'Isle-Jourdain attaque
le moulin de Marestaing et y met le feu.
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vu des batiments
prôche de l'église |
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vu du moulin
des Templiers en bas du village |
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bibliographie : Les
templiers des pays d'oc et du roussillon de Simon JEAN
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